Brèves

Les Papeteries de Virginal en réorganisation judiciaire

Il y a un an, le Petit Tram rencontrait Francis Tans pour évoquer l'avenir des Papeteries de Virginal et ses 350 travailleurs. Une entreprise importante dans le paysage communal ittrois puisque responsable d’une bonne partie des recettes communales. Il y était question de l’année 2016, qui serait décisive pour le futur de l’entreprise. En septembre 2016, Francis Tans quittait son poste de CEO, même s’il reste l’actionnaire majoritaire de la société. Le 13 décembre dernier, Idem Papers déposait auprès du tribunal sa demande de mise en réorganisation judiciaire. Le 22 décembre, le Tribunal déclarait officiellement la procédure de réorganisation judiciaire de l’usine virginaloise. Nous avons rencontré Vincent Pairet, qui a remplacé Francis Tans aux commandes de l’entreprise.


La Procédure de Réorganisation Judiciaire a pour but de préserver, sous le contrôle du juge, la continuité de tout ou partie de l’entreprise en difficulté ou de ses activités.  Dans le cas des Papeteries de Virginal, elle permet de geler les dettes, qui sont assez importantes, et de trouver un repreneur.  Dans la pratique, au terme de la procédure, quand un repreneur se sera manifesté, la structure juridique actuelle sera déclarée en faillite et une nouvelle société sera créée pour continuer l’activité.

Pour Vincent Pairet, l’actuel CEO d’IdemPapers, les difficultés que rencontre l’usine sont dues à une dette importante et à une rentabilité insuffisante : « Depuis quelques années, l’entreprise a accumulé une dette importante et fait face à un manque de rentabilité, laquelle n’est pas suffisante pour résorber la dette.  La Procédure de Réorganisation Judiciaire va nous protéger de la faillite, elle va nous permettre de rediscuter la dette et les coûts.  Cela va nous permettre de créer de nouvelles fondations pour la société. En attendant, l’activité de l’usine continue. »

Il est vrai que le secteur du papier est peu porteur (rappelons qu’historiquement l’usine de Virginal fabrique du papier autocopiant, dont la demande ne cesse de baisser).  La stratégie des Papeteries, entamée il y a plusieurs années, est d’explorer des marchés de niches (des papiers autocollants, posters, étiquettes pour bouteilles, etc.).  « Il faut continuer dans cette stratégie » explique Vincent Pairet. « Le carnet de commande est bien rempli, on travaille 365 jours par an.  Il y a du travail pour 362 personnes et on a le soutien de nos clients pour continuer à travailler avec eux.» 

Avec la procédure de réorganisation judiciaire, et la suppression de la dette, n’y a-t-il pas un risque que les fournisseurs (qui risque de perdre les créances dues par les papeteries de Virginal) refusent de fournir l’usine ? « Il y a un mois, je vous aurais dit qu’il y avait un risque, mais calculé.  Aujourd’hui, je constate que les fournisseurs nous suivent et qu’on peut continuer l’activité.  L’usine fonctionne normalement, avec le même niveau de production qu’avant » confirme le CEO.
 
Reste que le défi de l’usine est de trouver un repreneur avant le 13 mars 2017, date annoncée de la fin de la procédure (prolongeable au besoin).  « La volonté est de trouver une solution rapidement, pour lever les doutes et les incertitudes pour le personnel et les clients.  Beaucoup de contacts ont été pris depuis décembre, et nous avons la certitude d’une solution, mais nous continuons de chercher des repreneurs, pour que le plus offrant l’emporte.  En 2015-2016 déjà, des repreneurs s’étaient manifestés, mais avaient été freinés par la dette de l’entreprise.  Maintenant que cette dette est gelée, l’intérêt devrait à nouveau se manifester. »
 
Qui dit repreneur, dit aussi restructuration au sein de l’entreprise ?  Vincent Pairet avoue lui-même ne pas savoir : « Tout dépendra du repreneur. C’est lui qui va mettre ses conditions.  Il est trop tôt pour dire s’il y a un risque sur l’emploi, sur les conditions de reprise…  Nous avons l’obligation d’améliorer la structure des coûts.  C’est le coût à la tonne qui sera déterminant, car c’est lui qui permettra d’améliorer la rentabilité. »

Les problèmes de rentabilité sont en partie liés à la productivité de la machine 4, la plus grosse machine de l’usine, qui n’a pas tourné correctement en 2016.  « Nous avons encore des soucis de temps perdus, de vitesse et de qualité » explique Jean Bernard, Directeur de la Recherche et du Développement.  « La gestion de cette machine est plus complexe, car les produits sont également plus complexes.  Elle peut et doit nettement mieux performer.  Un groupe de travail interne a été créé pour l’améliorer et résoudre certains problèmes récurrents.  Il y a aussi eu un manque d’entretien. Nous avons également perdu une certaine expertise sur cette machine et nous devons améliorer la formation du personnel. Il faut casser la spirale descendante. »
 
Vincent Pairet délivre, en guise de conclusion, un message optimiste : « Cette procédure est tout le contraire de la faillite.  Elle nous permettra d’être meilleurs en production et plus compétitifs demain.  La stratégie de papiers de niche va continuer et la procédure de réorganisation judiciaire est utilisée pour nous donner de meilleures bases. ».

Ludovic Devriendt

Date de dernière mise à jour : 08/10/2015
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