Brèves

Adrien Nerincx, un ittrois parcourt le monde pour son compagnonnage

Pendant près de 3 ans, Adrien Nerincx a parcouru le monde (France, Norvège et Canada) pour apprendre le métier de pâtissier.  Le début de ce voyage commence à Ittre, où Adrien a toujours vécu et où il commence son compagnonnage avec Philippe Rhéau, Meilleur ouvrier de France et propriétaire de la seule pâtisserie de notre entité : La Brioche d’Or. Le 25 septembre dernier, dans les ateliers de la boulangerie ittroise (situés à Nivelles), Adrien passait l’épreuve de son chef d’œuvre et recevait son Diplôme d’honneur de compagnonnage.  Une trajectoire qui n’est pas près de s’arrêter puisque, au moment où vous lirez ses lignes, le pâtissier ittrois sera en route pour le Canada.

Adrien est né à Ittre, il a fréquenté l’Ecole libre d’Ittre jusqu’en 2ème primaire, avant de passer par l’école du grand Frêne à Bois-Seigneur-Isaac et l’Institut de l’Enfant Jésus à Nivelles pour ses études secondaires.  En 2008, alors qu’il n’a que 14 ans, il décide de s’inscrire à l’Ecole Hôtelière Provinciale de Namur (www.ehpn.be), une institution qui existe depuis 80 ans et qui forme les jeunes aux métiers de l’hôtellerie : excellence, rigueur, effort, respect, persévérance et dépassement de soi sont les valeurs mises en avant par l’école, qui se définit comme « révélateur de talents ».  Des valeurs presque militaires, qui conviennent bien à Adrien qui décide de suivre sa formation en internat : « J’ai toujours voulu apprendre la pâtisserie, dès mon plus jeune âge, mais j’avais envie de faire l’école hôtelière pour avoir une vision globale du métier. » explique-t-il.

En 2013, il termine ses études à Namur et commence à voyager : à Toronto, pour suivre des cours d’anglais pendant 4 mois, et en Thaïlande pendant 6 mois pour faire du bénévolat dans une école dirigée par un moine bouddhiste.  A son retour, il poursuit ses études au CERIA à Anderlecht, où il parfait sa formation en chocolaterie, confiserie et glacerie.
C’est à cette époque qu’il rencontre Philippe Rhéau et qu’il travaille le week-end dans la pâtisserie ittroise, parallèlement à ses études.  Il est aussi stagiaire chez Marc Ducobu, à Waterloo, un chef pâtissier membre des Relais Desserts (association qui rassemble l’élite mondiale de la haute pâtisserie française).

En septembre 2015, pour acquérir davantage d’expérience, Adrien se tourne vers le compagnonnage, proposé par l’EHPN.  Il commence son parcours à Ittre, à la Brioche d’Or, où Philippe Rhéau le prend sous son aile.  Il part ensuite pour la France, chez Sébastien Bouillet (également membre Relais Desserts à Lyon).  La capitale norvégienne, Oslo, l’accueille pour son apprentissage auprès de Pascal Dupuy (Relais Desserts également).  Il revient ensuite à la Brioche d’Or avant de repartir à Toronto (Canada) à la pâtisserie Nadège ou il terminera son compagnonnage.

Au mois de septembre dernier, Adrien présente son chef d’œuvre devant un jury de professionnels, ses professeurs, ses maitres de stages, les autorités communales de Nivelles et Ittre, ses amis, sa famille, la presse…  Le but : montrer ce qu’il a appris pendant son tour du monde des pâtisseries.  Et le résultat est à la hauteur des espérances.  Devant le public, Adrien montrera comment il crée et fabrique 3 recettes alléchantes : un ‘Choux craquelin, crème citron et cœur praliné’, un ‘Baba au rhum exotic’ et un ‘Pain perdu à la cannelle et au sirop d’érable’.  A cela s’ajoutait un buffet composé des classiques gâteaux, macarons, madeleines et confitures.  Certains diront que c’est ‘un délice’, d’autres auraient préférés le qualificatif ‘tuerie’ pour désigner le résultat. « C’était une manière de se surpasser.  J’ai choisi une thématique florale, de la nature et de la montagne, avec des associations inhabituelles, comme romarin-abricot ou chocolat au lait-fenouil » confie le pâtissier.  La remise du diplôme était également l’occasion pour Philippe Rhéau de glisser quelques mots : « La relation entre un maitre d’apprentissage et son apprenti sont des liens uniques, qui restent pour longtemps.  Moi-même, j’ai encore des contacts avec mes maitres d’apprentissages ».

Et quand on évoque ce que lui ont appris ces expériences à l’étranger, Adrien explique : « Humainement, j’ai acquis de la confiance et de la maturité.  J’ai appris à accepter des remarques qu’on me faisait, en étant moins sur la défensive.  Le quotidien n’est pas toujours facile, on se lève à 1h pour travailler de 2h à 11h.  Au sein de certaines équipes, il y a un vrai esprit de compétition entre les apprentis qui veulent se démarquer.  Mais cela permet de se remettre en question et de s’améliorer. Néanmoins, quand on travaille à  l’étranger, on est soudé.  La pâtisserie est un métier de partage, on doit s’entraider. Mais le principal atout, c’est que j’ai travaillé dans des maisons de renommée internationale, cela m’ouvre énormément de portes. »

Son diplôme d’honneur (le diplôme n’a pas de reconnaissance officielle, mais c’est une belle carte de visite) en poche, Adrien repart pour le Canada, à la pâtisserie Nadège, pour y travailler : « J’ai obtenu un permis de travail valable 2 ans, j’ai déjà utilisé les 6 premiers mois, et je vais partir 18 mois pour y travailler.  Ensuite, j’ai comme projet de partir travailler une année en Nouvelle Zélande, un pays magnifique, et en Australie.  Après cela, j’aurai acquis 5 années d’expérience nécessaire à obtenir mon permis de travail pour aller aux Etats-Unis.  Mon rêve, de travailler à New York, pourrait alors se réaliser.  J’ai déjà eu des contacts prometteurs avec une pâtisserie new-yorkaise. »
Et ensuite ? Comment se voit-il dans 15 ans ?  « Je voudrais avoir ma propre pâtisserie, avec un salon de thé, de préférence dans une ville, où la concurrence nous oblige à innover… » conclut-il.

Ludovic Devriendt


Portes ouvertes à La Brioche d’Or
Depuis quelques années, la Brioche d’Or a subi plusieurs changements : la rénovation du magasin, mais aussi le déplacmeent de ses ateliers dans le zoning de Nivelles.  Mais la vente évolue également, comme nous l’explique Philippe Rhéau : « Nous voulons maintenir la qualité, en évoluant au fur et à mesure.  L’équipe s’agrandit et nous voulons développer l’e-commerce qui permet, via notre site internet, de commander nos produits et de les enlever à Ittre ou bientôt à Nivelles ».
La Brioche d’Or organise une journée portes ouvertes dans ses ateliers de Nivelles le 18 novembre de 10h à 18h. Inscriptions sur le site www.labriochedor.be


Date de dernière mise à jour : 08/10/2015
Pascal Henry, 1er Echevin
Un projet de vie au service des citoyens

Du hasard de son arrivée à la certitude de son engagement

Pascal Henry, 54 ans, marié, deux enfants, est courtier en assurances depuis plus de 25 ans. Son bureau de courtage, H&Co sprl, est implanté à Virginal depuis presque 20 ans. Arrivé par le fruit du hasard, dans le village  (Pascal et sa famille, résidents à Oisquercq, cherchaient un terrain pour construire à proximité de leur lieu de vie), il s’est rapidement intégré à la vie de la commune. De par son emploi, où il fut amené à rencontrer pas mal de monde. Via le parcours scolaire et extra-scolaire de ses enfants : ce qui l’a conduit à participer à de nombreuses activités et à s’impliquer dans l’Association des Parents de l’école. Enfin, par son engagement dans diverses associations (la JSI, COMARTAGRIND,…), dont il fait encore partie aujourd’hui et qui lui ont permis, non seulement, de rencontrer de nouvelles personnes, mais aussi de s’investir dans pas mal de projets.


Christian Fayt, nouveau Bourgmestre à Ittre
Ittre : l’aboutissement d’un long engagement en politique.

Quand la passion pour la forêt mène à la politique.

Cela fait près de 25 ans que Christian Fayt est impliqué dans la politique ittroise. Arrivé à Ittre en 1985 pour gérer le Bois des Nonnes à Fauquez (son cursus scolaire l’a mené vers des études forestières), Christian Fayt y prend racine, achète une maison et s’y installe en famille.
Par la suite, élu président des 500 agents de forêts qui géraient nos forêts à l’époque, il arriva très vite à la conclusion que pour faire avancer les projets qui lui permettraient de gérer au mieux les hectares dont il avait la responsabilité, l’investissement en politique était une approche à ne pas négliger.  

En 1994, lors de sa première tentative sur la liste PA, il est élu conseiller communal avec 89 voix. Six ans plus tard, il se représente et double son score. Expert détaché au cabinet du ministre de l’agriculture José Happart (PS) de 2001 à 2003, il y parfait son expérience politique.  Et c’est comme membre de Ittre+ (PS) qu’il devient finalement Echevin au sein du Collège communal en 2006 (au sein d’une coalition Ittre+/Ecolo/PA) puis en 2012 (au sein d’une coalition Ittre+/IC).
 
Sa désignation aujourd’hui au poste de Bourgmestre est, à ses yeux, l’aboutissement heureux du travail mené durant toutes ces années au sein des différentes fonctions politiques et professionnelles qu’il a assumé à Ittre. Même s’il souligne que ce n’était pas un objectif en soi lorsqu’il a démarré en politique. « Ce qui est primordial pour moi c’est de voir comment on peut faire avancer les choses quand on unit des forces de bonne volonté qui nous aident à frapper aux bonnes portes pour convaincre du bien-fondé d’un projet », nous confiera-t-il.

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