Colonialoscopie

Vendredi 20 octobre 2017 à 21h
Théâtre
L'Etable d'hôtes
plan d'accès

Deux personnages clownesques, drôles et grinçants dans un spectacle incisif et désopilant abordant notre rapport ambigu à notre passé colonial...

L’Amicale des Anciens d’Afrique organise ce soir une conférence tenue par Son Excellence l’Ambassadeur de Belgique à Kinshasa sur les nouvelles possibilités de marché en République Démocratique du Congo ! Fabiola de Potter Dardois – fille, petite-fille et arrière petite-fille de colons – voue une admiration sans égale à la grandeur de ce qu’elle décrit comme « l’oeuvre civilisatrice coloniale ». Incarnant la nostalgie de l’époque, elle saisit l’occasion d’en assurer la première partie. Accompagnée de sa jeune fille Paola – personnage candide et maladroit, Fabiola de Potter Dardois propose donc au public venu assister à la conférence un bref récital d’authentiques chansons « exotiques et coloniales ».
 
Racisme ordinaire, situations sarcastiques, les tensions entre le Nord et le Sud s’incarnent avec humour dans le rapport mère/fille. Dévoilant ainsi la violence physique et morale de notre passé colonial, ce récital satirique laisse progressivement place à un règlement de comptes familial... et national.

Qu’en pense la Presse ?

« Colon(ial)oscopie » remue les boyaux de la Belgique


Les stéréotypes passent à la truelle avec un cynisme féroce tandis que le vin de palme et la mauvaise foi coulent à flots. Curieux registre où l’hilarité côtoie le malaise. On rit jaune, noir, de toutes les couleurs, devant ces scènes décomplexées de racisme ordinaire. (...) Clownesses en diable, Geneviève Voisin et Justine Verschuere Buch déplacent les dérives coloniales vers le règlement de compte familial : la mère déguise la fille en «boy» avant de lui faire endurer d’incessantes humiliations. Malin, le parallèle burlesque permet de ne pas être donneur de leçons. (...) La pièce (...) empoigne avec audace, et un second degré infernal, une question qui tord encore les tripes de notre petit pays. Cette coloscopie griffe méchamment la chair de notre conscience collective mais le rire opère comme un analgésique.

Catherine Makereel - Le soir - aout 2016

Une « Colon(ial)oscopie » nécessaire

Un texte incisif de Geneviève Voisin et Francesco Mormino qui revient par touches bien balancées sur le passé colonial de la Belgique (...) A mi-chemin entre la conférence et la représentation, «Colon(ial)oscopie» établit de réels parallèles entre l’attitude des Blancs vis-à-vis des Noirs et celle de la mère, Geneviève Voisin, une narratrice bien campée, et le vin de palme aidant, de plus en plus déjantée, et sa fille timorée, Justine Verschuere Buch. Le texte pique là où il faut et rappelle, des mains coupées au viol des femmes en passant par le village de noirs à l’Expo universelle de 1897, les épisodes les moins glorieux de notre petit lopin de terre d’héroisme… Utile et sarcastique à souhait (...)

Laurence Bertels – La Libre – aout 2016

Gén(ial)e Colon(ial)oscopie

Au-delà de l’aspect dénonciateur, les actrices musiciennes nous invitent aussi à (re-)  découvrir quelques-unes des chansons créées dans les années 30 qui montrent tout l’attrait des belges (et des français) pour l’exotisme et trahissent la mauvaise perception, forcément raciste, qu’un grand nombre de nos ancêtres avaient des africains. (...) C’est là toute la force du spectacle : nous faire goûter au capital comique de ces perles tout en nous poussant à nous positionner quant à leurs propos nauséabonds. Ceci dit, c’est toute cette pièce qui aborde notre rapport ambigu à la colonisation.

Guillaume Duthoit – La Libre – février 2017


Entrée : 12 €
Prévente : 10 €
Article 27 : 1,25 €
Possibilité de repas (à partir de 19h) uniquement sur réservation à l’Etable d’Hôtes : 067/78.06.70

Renseignements et réservations au Centre Culturel d'Ittre (067/64.73.23) ou par courriel.


Avec le soutien du Ministère de la Communauté française, de la Province du Brabant wallon, de la Commune d'Ittre et des Tournées Art et Vie

   




Date de dernière mise à jour : 12/10/2017
Bee O Village, un an déjà
Il y a un an, la coopérative Bee O Village ouvrait son magasin dans le centre d’Ittre.  Le principe de base était simple et est resté le même : proposer des produits bios, locaux et en vrac tout en privilégiant le circuit court.  Aujourd’hui, la gamme s’est étoffée et la liste des producteurs locaux s’est allongée : Arti Champs (de Baudémont : fruits et légumes), le Verger Micolombe (d’Ittre : fraises, melons, tomates, confitures, vinaigres), la Ferme de Bie (d’Ittre : beurre et lait battu), la Ferme de Nizelles (de Wauthier-Braine : fromage, lait de chèvre, yaourt), les Notes de mon jardin (Tubize : soupe), la Cave à Fab (de Bornival : vin bio), la Petite Sorcière (de Chimay : produits cosmétiques fait maison)…  Le reste des produits étant acheminé par des centrales d’achat bio : Interbio, Biofresh, Herbalistic, Bioflor, Coprosain (viande). « Nous essayons à chaque fois de privilégier des produits belges, en donnant même la préférence à de jeunes entreprises. » expliquent Alix de Lichtervelde et Graziella de Mahieu, respectivement coopératrice et vendeuse.
Comartagrind, c'est quoi?
Petit rappel.  Comartagrind, c’est l’association des Commerçants, Artisans, Agriculteurs et Industriels de l’entité d’Ittre.  Déjà 4 ans que l’association existe et les projets qu’ils ont menés sont déjà bien ancrés dans la vie du village.  Le plus visible est certainement la Féér’Ittre :  ce marché de Noël un peu particulier qui regroupe tous les corps de métiers dans une ensemble harmonieux, et surtout féérique, sur la Grand-Place d’Ittre le 2ème week-end de décembre.  Retenez déjà la date, la prochaine édition aura lieu les 8, 9 et 10 décembre prochains. 
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