Edito : Et si on posait la question...

« Quel pourcentage de la population belge les immigrés représentent-il? », « Les immigrés représentent-ils un coût pour les finances publiques de la Belgique ? », « Pourquoi les immigrés quittent-ils leur pays ? », « Les immigrés sont-ils intégrés ? »,…

Que répondriez-vous à ces questions si, à l’occasion, vous deviez vous exprimer ? 

Deux chercheurs de l’Université de Liège, Jean-Michel Lafleur et Abdeslam Marfouk, ont effectué des recherches afin de répondre scientifiquement à ce type de questions. Et le résultat de leur travail est paru récemment dans un livre téléchargeable gratuitement sur le site de l’Université de Liège : « Pourquoi l’immigration ? 21 questions que se posent les belges sur l’immigration au 21ème siècle »  

La soirée « Ne nous trompons pas de combat » organisée le vendredi 29 mars par le Centre culturel et l’Etable d’Hôtes, fut justement l’occasion pour Abdeslam Marfouk, l’un des auteurs, d’illustrer par quelques chiffres la réalité à laquelle la Belgique est réellement confrontée en terme d’immigration et de déconstruire la perception qu’un grand nombre d’entre nous ont à ce sujet. 

Grâce à  la présence de Jean-Jacques Jespers (Président du conseil de déontologie journalistique) et David Lallemand (Journaliste et responsable de projets auprès du Délégué général au droit de l’enfant), ce fut aussi pour la quarantaine de personnes présentes dans le public, l’occasion de se questionner d’une manière plus générale sur la manière dont les médias et les réseaux sociaux traitent certains sujets et l’impact que cela peut avoir sur notre perception de la réalité.

Les élections qui se profilent au mois de mai convoqueront, plus que jamais, des thématiques qui détermineront la façon dont notre société évoluera dans les années à venir. Il s’agit de ne pas se tromper de combat. Quelques minutes de lecture, une soirée de rencontre, un échange avec des spécialistes peut parfois faire toute la différence et nous empêcher de rester figés dans nos croyances. C’est aussi à cela que sert un Centre culturel